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D11, AUDE : Carte scolaire 1er Degré Les calculs sont à revoir !

Article publié le jeudi 15 février 2018
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Compte-rendu CTSD Carte scolaire 1er degré des 07 et 15 février 2018

CTSD du 07 février :

Dans sa déclaration liminaire (ICI), l’Unsa-Éducation dénonce une carte scolaire à moyens constants alors que les dotations positives des deux dernières années avaient à peine permis d’équilibrer la spécificité départementale : une école publique plus rurale qu’urbaine.

L’obligation faite par le ministère de dédoubler les classes de CP en REP induit de fait une dotation négative de 7 postes.

Madame la Directrice académique réfute le calcul de l’Unsa-Éducation, prétextant que l’Aude n’a pas eu de postes à rendre et que le dispositif des CP dédoublés n’est pas compensé par des fermetures dans les écoles rurales.

Notre délégation affirme son analyse qu’elle argumentera au cours de la séance à chaque mesure de fermetures dans la ruralité.

L’Unsa-Éducation demande que le CTSD examine les propositions de l’administration, mesure par mesure afin de garantir l’équité de traitement entre toutes les situations mais aussi pour éviter d’oublier des situations comme ce fut le cas pour la carte scolaire de 2017.

Madame la Directrice approuve notre demande.

Par la connaissance des écolesaudoises et les remontées d’informations notamment par la biais de l’enquête e ligne du Syndicat des Enseignants de l’Unsa, la délégation a argumenté pour chaque école et chaque type de poste.

Le projet présentait 42.75 fermetures de postes (0.75 correspondant aux décharges de directions retirées) pour 21.67 ouvertures de postes.

  • 25.42 fermetures brutes
  • 17.33 fermetures pour transformations de postes (liste ici)
  • 2 ouvertures et 3 ouvertures de postes pour le dédoublement des CP

Il reste donc un solde de 21.08 postes, solde qui pour l’Unsa éducation est inacceptable.

Nous avons demandé neufs ouvertures de classes :

En maternelle : Fabre d’Églantine Carcassonne – Jean Giono Carcassonne - Jules Ferry Narbonne – Marx Dormoy Narbonne – Maria Montessorri Narbonne – Pauline Kergomard Narbonne

En élémentaire : Anatole France Narbonne

En primaire : Maquens

Ces écoles sont d’année en année à flux tendu et donc en limite d’ouverture. Les besoins existent mais s’agissant des écoles urbaines, les municipalités arrivent à les maintenir en limite d’effectifs, jusqu’à quand ? Aussi pour éviter des mouvements d’élèves d’une année sur l’autre entre les différents secteurs créant des effets « yo-yo », nous demandons les créations nécessaires.

L’Unsa-Éducation n’est pas satisfaite mais acte leur mise sous surveillance pour ouverture jusqu’au mois de juin comme un signe d’écoute et d’avancée du dialogue social.

Trois postes de Maîtres G implantés en CMPP et non pourvus depuis quelques années sont fermés.

L’Unsa-Éducation demande instamment qu’ils soient redéployés dans des RASED pour répondre aux besoins des élèves. Car, malgré un réseau complet dans chaque circonscription, les demandes ne peuvent être satisfaites.

Madame la Directrice refuse de l’envisager sous prétexte que des postes G en réseau ne sont pas pourvus.

L’Unsa-Éducation ne peut entendre l’opposition d’un tel argument quand des attentes de prise en charge s’accumulent dans les écoles au fur et à mesure des années.

 

L’Unsa-Éducation ne publie pas la liste des mesures de fermetures prévues par Madame la Directrice à l’issue de ce CTSD car la procédure de carte scolaire 2018 n’est pas à son terme.

La confirmation définitive des fermetures ne pourra être arrêtée qu’après le CDEN qui se réunira début mars.

L’Unsa -Éducation jouera pleinement son rôle, en réclamant la baisse du nombre de fermetures en poste classe devant élèves. Car, lors de ce CTSD, notre fédération a été entendue dans quatre situations. 

En effet, quatre écoles ne sont plus proposées à la fermeture.
Elles sont mises sous surveillance avec quelques points de garantie à fournir : Maternelle La Prade à Carcassonne, École primaire de Saint-Hilaire, le RPI Aigues-Vives/St Frichoux et le RPI Les Casses/St Paulet/Souilhanels/Soupex. 

Une école maternelle toujours proposée à la fermeture, pourra voir le poste classe transformé en dispositif scolarisation des moins de trois ans, si certaines conditions sont réunies d’ici juin.

Aussi nous invitons toutes les écoles concernées par le premier projet à prendre contact avec les membres de la délégation fédérale et notamment avec le Syndicat des Enseignants de l’Unsa (SE-UNSA 11) pour avoir plus d’informations. C’est avec vos remontées que nous pourrons défendre chaque situation.

Vote de la proposition de carte scolaire à l’issue des discussions :

10 votes Contre à l’unanimité.

Le CTSD sera donc à nouveau convoqué en fin de semaine prochaine.

L’Unsa-Education ne peut s’abstenir et encore moins voter pour une dotation globale de 0 poste et une situation qui laisse 17.16 postes non redistribués.

CTSD du 15 février :

Suite au vote contre du CTSD précédent, l’instance a été reconvoquée.

Madame la Directrice académique nous informe dès l’ouverture de la séance qu’elle a apporté des modifications à la proposition initiale.

Deux ouvertures supplémentaires : Elémentaire Jean Jaurès Narbonne et RPI Monséret/Thézan des Corbières (à Monséret)

L’Unsa-Éducation réitère ses demandes de vigilance autour de l’école élémentaire Anatole France à Narbonne dont les effectifs par classe sont les plus élevés du département. Malgré les nombreuses constructions en cours dans le secteur de cette école, l’administration ne souhaite pas étudier cette situation pour l’instant.

De nouvelles informations nous étant parvenues, nous avons évoqué la situation de l’école Maternelle F. Dolto de Fleury d’Aude. La proposition de fermeture de l’administration ne sera pas à ce stade révisée. S’il n’y avait pas d’évolution particulière d’ici le CDEN du 06 mars prochain, une surveillance sera maintenue jusqu’en juin pour une réouverture.

L’Unsa-Éducation s’inquiète à nouveau du maintien de proposition de fermeture dans un RPI. La proposition initiale comptait trois fermetures en RPI, deux écoles ne font plus l’objet d’une fermeture. La troisième est encore menacée. Pour l’Unsa-Éducation, cette situation doit être regardée plus attentivement, au-delà de la simple lecture des chiffres. Aussi, nous continuerons jusqu’au CDEN à demander la non fermeture dans ce RPI.

Postes de Maître G : L’Unsa-Éducation se félicite d’avoir porté la demande de redéploiement de ces trois postes dans des RASED. Madame la Directrice sastisfait ainsi les besoins du terrain. Les postes seront rattachés administrativement à l’école maternelle Jules Ferry de Narbonne, l’école primaire d’Alzonne et à l’école élémentaire Jean Giono de Carcassonne.

Cependant, quatre postes de Maître G sont actuellement vacants dans le département. Madame la directrice annonce donc que si après le mouvement des personnels, ils ne sont pas pourvus, ces trois nouveaux postes serviront de moyen pour ajuster la carte scolaire de juin. En bref, si aucun enseignant n’obtient un de ces postes, ils seront fermés et les supports seront utilisés pour ouvrir d’autre type de poste.

A l’issu des discussions sur l’ensemble des situations, le solde reste de 12.16 postes non utilisés.

Madame la Directrice propose de les positionner sur des supports de remplacement. Ces supports pourront être récupérés pour ouvrir des postes classes en juin s’il y avait des besoins.

La liste établie de ces douze postes de TRDB définie d’ores et déjà l’ordre de la suppression de ces supports pour pallier à des ouvertures d’ajustement de carte en juin ou septembre. Cette liste sera consultable après la tenue du CDEN.

La nouvelle proposition de carte scolaire est votée et recueille à nouveau l’unanimité des voix contre.

L’Unsa-Éducation reconnait la volonté de Madame la Directrice d’avoir la meilleure gestion possible d’une carte scolaire à moyens constants. Cependant nous ne pouvons ni choisir l’abstention et encore moins voter favorablement une proposition de carte scolaire qui se solderait par dix-sept fermetures brutes pour seulement quatre ouvertures de classes.

La carte scolaire 2017 s’est soldée par la création de six postes de remplaçants, celle de 2018 se solderait à nouveau par douze postes de TRBD...

L’Unsa-Éducation ne peut cautionner une telle utilisation des moyens. Certes des classes à effectif plus nombreux entrainent une fatigue des personnels enseignant. Mais au lieu de prévoir des moyens pour les remplacer, permettre aux enseignants d’exercer dans des conditions de travail satisfaisantes éviterait d’avoir besoin de remplaçants. Cela va dans le seul intérêt des élèves et de leurs bonnes conditions d’apprentissage.



 
 
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