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D31. Collèges - Comité "mixité" du 05 janvier 2021

Article publié le jeudi 14 janvier 2021
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Le comité "mixité sociale" en Haute-Garonne doit suivre et évaluer le projet du conseil départemental qui essaie d’améliorer la mixité dans les collèges de l’agglomération toulousaine.

Il y a eu deux fermetures de collèges avec le transferts des élèves dans
d’autres collèges, des redécoupages de secteurs et deux ouvertures de
collèges prévues en 2022...

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Cette "instance" initiée par le conseil départemental ne s’était pas réuni depuis 9 mois. Avant la discussion autour d’un long diaporama, la réunion a commencé fort...

Le président du département (M. Méric qui ne siège pas d’ordinaire) a débuté la réunion avec un bilan rappelant que le département était "un peu seul au départ".
Nous avons tous compris que l’éducation nationale n’était pas toujours très aidante, surtout au départ du projet...

Il a continué en développant sur "l’outrage" que constituait la ghettoïsation des collèges fermés (message à peine caché contre la politique d’urbanisation de la mairie...)

Le Recteur était aussi présent (M. Fourar,
jamais présent d’ordinaire). Il a rappelé l’investissement de l’éducation nationale aux cotés du département, sa volonté de réussite
dans ce projet...Sa volonté de l’étendre aux lycées dans le futur...
Le Recteur voudrait analyser le fruit de cette mixité à travers l’analyse
des résultats scolaires des élèves issus de cette mixité sociale...

L’Unsa-éducation a rappelé son soutien à ce projet et notre vigilance dans la mise en oeuvre... Nous avons regretté que cette réunion se tiennent sans document et sans que l’on puisse interroger les personnels (convoqué le 24 décembre pour le 5 janvier !). Nous représentons les enseignants, les administratifs et chefs d’étab... et nous tenons à interroger nos collègues avant de sièger.

Nous avons encore rappelé (et nous fûmes les seuls) au Recteur, au Dasen et au président du département, qu’ils existent des "ghettos" contre lesquels on ne lutte pas :
- La quinzaine d’établissements privés qui "choississent" leurs élèves en
fonction de la taille du portefeuille de leurs parents...
- Et quelques établissements publics "du centre ville" qui accueillent des
enfants sans problèmes sociaux mais qui "aménagent" dans des garages,
des commerces, des studios, des mansardes, parfois à plusieurs... au
momentde s’inscrire en 6e...

*


Profitant de leur présence, nous avons aussi posé directement plusieurs questions :

- Pour le collège Bellefontaine : quel schéma à venir pour 2021-2022 ? Laisser les 3e seuls dans le collège ? Une réflexion est-elle engagée ?

Réponse
(à coté) de M. Méric : " le département est propriétaire des locaux (ce
n’est pas comme à Badiou déjà fermé), donc les batiments accueilleront
un service public. Même si la ville de Toulouse voudrait visiblement y
faire passer une route…"

Rien n’est répondu sur le schéma de fermeture progressive de ce collège. (L’Unsa demandera à nouveau au CDEN du 14 janvier).

- Pour les deux nouveaux collèges (Eisenhower et Guilhermy, route de St Simon), quel secteurs ?
- Quel impacts sur les onze établissements qui accueillent les élèves des deux collèges fermés ?
- Parmi ces derniers, quels établissements quitteront le dispositif ?
- Que deviendront les moyens donnés spécifiquement (6e à 25) ?

Réponses :
- Un CDEN "sectorisation 2021" le 14 janvier prochain permettra d’aborder ces sujets.
- Comme d’ordinaire, un CDEN (en janvier 2022) validera définitivement
les nouveaux secteurs, qui seront discutés publiquement à l’automne
2021. La réflexion commence dès le printemps 2021...

- Avant de monter en charge sur cette baisse d’effectif (demande de l’Unsa pour les autres niveaux) dans les classes, le Dasen préfére d’abord de comptabiliser les élèves ULIS dans tous les collèges du département.

*


L’analyse du dispositif...

Projection d’un long diaporama incluant des travaux de recherche, des images des travaux, des statistiques sociales et pédagogiques...
Il a été présenté à plusieurs voix, le conseil départemental et le Dasen-adjoint sollicitant IEN, IA-IPR, chercheur.es, cheffe d’étab... pour préciser chaque sujet.
Qu’avons-nous noté :

- La ségrégation urbaine et le phénomène d’évitement dans le secteur public (concurrence du secteur privé) est toujours visible
(analyse qui fait écho à notre intervention préalable...)

- Les ouvertures concomitantes des deux nouveaux collèges (report d’un an du premier prévu initialement pour 2021) route de St Simon, rend le
dialogue et la réflexion sur la future sectorisation plus simple : elles
seront menées en même temps.

- Le SE-Unsa souhaite évoquer l’évolution du profil social des établissements engagés dans le projet « mixité sociale », en citant la situation difficile du collège des Chalets à Toulouse.
-
Certains collèges qui ne sont pas en éducation prioritaire voient leur profil social très largement dégradé depuis 4 ans.

Réponse du conseil départemental :
- La population scolaire à Toulouse augmente de manière significative,
c’est un phénomène récent qui complique le projets et les transferts de
secteurs.
- La population se paupérise également en ville.
- Les deux algécos au collège de Plaisance du Touch vont rester encore deux ans supplémentaires, le temps que les élèves de Bellefontaine restent dans l’établissement.

*

Au niveau pédagogique ?

- Les quatre corhortes de Badiou et les deux de Bellefontaine représentent actuellement 866 élèves.

-
Les moyens ? La Dsden indique que l’Etat a mis à disposition 6 temps plein de professeurs des écoles, 22 IMP (2 heures par semaine par établissement) et 4.5 AED pour les collèges d’accueil dans le cadre de ce projet.
Le Dasen rappelle que la limitation des élèves à 25 en 6 "coûte" 17 divisions supplémentaires.

(Note SE-Unsa : ces moyens ne déduisent pas les moyens qui ne sont plus utilisés dans les collèges REP + Badiou et Bellefontaine...)

- Le niveau scolaire des élèves issus de cette mixité sociale s’est sensiblement amélioré (selon les premieères évaluations en maths et en français).

*

Le bonus et le malus
Le conseil départemental module à la hausse ou la baisse la dotation
"élèves" ( 54 eurs/élèves peut monter jusqu’à 70 euros et baisser
jusqu’à 22 euros !)

-
D’après les documents, le système incitatif envers les établissements privés « ne marche pas » pour rééquilbrer la sociologie des établissements.
Le « malus » financier dont font l’objet les collèges privés n’est peut-être pas assez incitatif ?

 



 
 
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